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ART
PASCAL LEROUX
www.collectiflavalise.net
www.pascal-leroux.org
BIOGRAPHIE
Depuis que j’ai appris l’invitation récente (novembre2010) à participer à la résidence N’Border dans la région des Bardenas, plusieurs réflexions, hasards, coïncidences et envies se sont perpétuellement bousculées et alimentées de part les différentes recherches que j’ai effectué concernant le désert (bardenas et autres) et à travers ma démarche artistique.

A priori je me dirigerais plutôt vers l’idée d’un film qui sera réalisé autour d’actions diverses dans le paysage et l'hypothèse selon laquelle certains procédés mis en mouvement produiront peut-être des formes imprévues.
Lors de ces tournages, il s'agira d'abord de proposer une situation expérimentale ; Ce sera le processus qui, dans son application, formera la ligne « scénarique » du projet. Les méthodes employées et les enchaînements de cause à effet auront valeur de récit.

Matériel envisagé :
Appareil photographique, caméra vidéo miniDV, mini Caméra, ballons latex et hélium, cerf volant, lampe électrique, miroir, talkie-walkie, jumelles, GPS…..

Voici donc à suivre dans le désordre et sans logique apparente les éléments des différentes pistes éventuelles que j’ai envie de suivre lors de mon prochain séjour.

Ces pistes sont bien entendues ouvertes à des collaborations possibles
avec les personnes croisées lors de cette résidence : artistes, scientifiques, étudiants, touristes, VTTistes, randonneurs, ufologues, loups, pumas… !


Les signaux lumineux sont employés pour communiquer à distance

Expérimenter la matière lumineuse de jour comme de nuit

Proposer un langage lumineux, signaux, éclats, clignotements, traits…..

Se servir de la pause longue de l’appareil photographique : empreinte et écriture lumineuse dans les paysages …..

Renvoyer volontairement la lumière du soleil avec un miroir vers une caméra, puis au fur et à mesure des expérimentations interagir dans un paysage (idéalement situé) directement avec les éclats de lumière du miroir.
Exemple d'une variation de signaux lumineux expérimentés dans la vidéo "éclats":
http://www.dailymotion.com/video/x8b9hz_eclats_creation

On peut facilement envisager cette action comme une action collective ou plusieurs personnes équipées de miroir formant par exemple une ligne définie au préalable sur une cartographie ( GPS ? ), émettent ensemble et au même moment ces signaux……

Miroiter :
v.i. miroiter (de miroir) [conj. 3]
Lancer des éclats de lumière, des reflets changeants; chatoyer, étinceler
Réfléchir la lumière.
briller, chatoyer, étinceler, luire, papilloter, scintiller, flamboyer, poudroyer, resplendir.

La nuit :
Signaux lumineux dans l’espace et le temps en mode binaire (court, long) basés sur le code morse.
Sur un parcours en ligne droite, le marcheur effectue ses signaux en se déplaçant de droite à gauche sur plusieurs centaines de mètres, une prise de vue photographique fixe (pause longue) du paysage traversé est effectué à chaque déplacement :


Exemples :

Bardenas :
-... .- .-. -.. . -. .- ...

N border :
-. / -... --- .-. -.. . .-.

à la tombée du jour :
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Hommage aux lucioles :
.... --- -- -- .- --. . / .- ..- -..- / .-.. ..- -.-. .. --- .-.. . ...

un chant d’amour :
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Comme des points scintillants qui brillent dans l’obscurité :

Les lucioles
Les mouches à feu sont très uniques dans leur façon de se reproduire. Les mâles utilisent leur adaptation lumineuse. Les femelles, elles, restent au sol. Dans les buissons, les mâles envoient des signaux lumineux et attendent la réponse d’une conjointe. Plus la femelle tarde à répondre, moins elle a d’importance pour le mâle.
Plusieurs scientifiques ont remarqué que l’intervalle entre chaque signal lumineux de mâles était propre à chaque luciole. De cette façon, les femelles peuvent les différencier. Certains scientifiques ont même réussi à séduire un mâle en répondant toujours avec le même intervalle.
http://www.bestioles.ca/insectes/lucioles.html

Ces techniques simples et faciles à mettre en oeuvre ont pour but de prévenir et localiser l'endroit où les secours doivent intervenir, utilisées en parallèle, elles devraient augmenter vos chances d'être secouru dans les plus brefs délais.

Gestes de secours si une personne vous voit:
Un bras vers le ciel et un vers le sol forment avec le corps la lettre N pour " No " " on a pas besoin d'aide " . Les 2 bras vers le ciel forment avec le corps le Y de " Yes " " oui on a besoin d'aide "....

« Le corps comme un alphabet dans le paysage »

Trace au sol, balisage :

"(...) Restent des traces qui deviennent elles-mêmes des non-sites. Mais on peut aussi imaginer des traces de traces, de sorte que, de proche en proche, se constitue une chaîne de signifiants dont le signifié est introuvable. On est là au cœur d'un paradoxe qu'un artiste comme Smithson aura cherché à penser jusqu'en ses dernières conséquences, mais qui caractérise au fond tout le Land Art."
in Gilles Tiberghien, Land Art, Paris, Ed. Carré, 1993, p.240.

Si un hélicoptère doit intervenir ou que des recherches aériennes ont lieu, balisez la zone ( 80 m X 80 m). Réalisez une croix ou un grand cercle blanc à l'aide de tissu ou de papier W.C. , vous pouvez éventuellement tracer à l'aide de cailloux la lettre " H " sur le sol. Un drapeau ou fanion permettra d'indiquer au pilote le sens du vent ! Dans la neige, si vous disposez de skis, plantez les en croix devant la victime . Le balisage au sol dans ce cas devra si possible être de couleur contrastée comme le rouge... En montagne ne gesticulez pas des bras pour dire bonjour aux hélicoptères qui passent, ces derniers penseront que vous avez besoin de secours, enseignez le à vos enfants également.

Fusées de détresses et emploi des signaux lumineux :

Il existe des fusées de détresse de secours, légères d'un emploi aisé. Elles seront utiles surtout la nuit à condition qu'un village ne soit pas trop loin et qu'une personne voit ce signal, beaucoup de conditions....Mais ce type de signal reste efficace. Après la percution de la cartouche, une fusée rouge et très lumineuse s'élève dans le ciel pendant 30 secondes... le coût pour 6 cartouches avec un lance fusée est de +- 50 Euros . Lampe de poche ou miroir peuvent également servir pour envoyer des signaux de détresse mais ils sont plus hasardeux et nécessitent la connaissance du morse !


Utiliser comme seul outil ses pieds (ex : marche pendant plusieurs heures dans l'herbe afin de laisser sa trace): Richard Long

Michael Snow, à propos de La Région centrale
1970, film couleur, 180 min
«Avec La Région centrale, Michael Snow a fixé les conditions d'une expérience. Elle est sans aucun doute esthétique, elle est peut-être de l'ordre du sublime que seule livre la «nature brute». Snow n'est pas le moine devant la mer, ni au sommet de la montagne dans le paysage désolé du Nord du Québec où fut tourné le film, il est assis avec nous dans la salle de projection. Il a fixé les conditions d'une expérience, mais s'est abstenu d'en accomplir la synthèse.
C'est son chef d'oeuvre et, pourtant, ce que le film communique n'est pas son expérience. C'est l'expérience de personne tant qu'elle n'existe pas comme lumière projetée sur un écran. Même alors, le film garde la qualité surprenante d'un travail préparatoire. Trois heures d'affilée, nous voyons les conditions de l'expérience en train d'être fixées, installées, testées, mises à l'épreuve, étalées devant nos yeux, et c'est seulement lorsque le projecteur s'éteint que nous nous rendons compte que nous venons de passer trois heures: c'était une sacrée expérience».
Thierry De Duve, Michael Snow, Les déictiques de l'expérience de l'au-delà,
Les cahiers d'art moderne, #50, hiver 1994, Centre Georges-Pompidou.


à lire ….
La région centrale de Michael Snow, Voyage dans la quatrième dimension par Stéfani de Loppinot, édition Yellow Now Coté films

L’imaginaire du désert au Xxème siècle
Etudes réunies par Jael Graves,
édition :l’harmattan 2009
(Quelques extraits sur google livres :
http://books.google.fr/books?id=P-Cp48TBFgsC&printsec=frontcover&dq=l%27imaginaire+du+d%C3%A9sert&source=bl&ots=FidoP1bfyT&sig=wldO7Q4YOJ0sv0xPoNyYPYFmO58&hl=fr&ei=PcX3TNb9Aoax8gOp6n4Cg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&sqi=2&ved=0CDoQ6AEwBA#v=onepage&q&f=false)


Témoignages autour des bardenas

OVNI :
Les Monegros (province de Saragosse) et les Bardenas Reales figurent parmi les régions espagnoles qui recueillent le plus grand nombre d'observations d' OVNIs .
Les observations les plus réputées sont celles des 02 et 05 janvier 1975 :
Le 02 janvier 1975 à 22h55, le soldat Vicente Martinez qui se trouvait de garde au sommet d'une tour de surveillance signala la présence d'une lumière rouge intermittente dans l'enceinte militaire. Il supposa dans un premier temps qu'il s'agissait d'un tracteur se trouvant à une distance estimée de 2 à 5 kilomètres. Durant une trentaine de minutes, l'objet lumineux se dirigea lentement vers la tour de garde puis s'éleva soudainement à grande vitesse pour disparaître en direction sud. Cinq autres soldats ont été témoins de cette étrange manifestation ; ils décrirent « l'objet » comme ayant la taille d'un camion avec des lumières blanches dans ses parties supérieure et inférieure et des lumières ambre et blanches intermittentes sur les flancs.
La même nuit, à 23h20 heures, apparu un second objet dans le même secteur. De puissantes lumières blanches sortaient de ses flancs et de la partie inférieure. L'objet emprunta le même parcours que l'objet précédant, mais arrivé non loin de la tour de garde il s'éleva rapidement pour se diriger plein nord.
Le 05 janvier 1975 à 23h30, une autre patrouille de garde a observé de manière très précise la présence de quatre lumières blanches dans le même secteur d'observation que précédemment. Une inspection oculaire a permis de découvrir une trace calcinée sphérique sur le sol (diamètre : 10 mètres).
A chacune de ces observations, le commandant de la base fut informé par le sous-officier de service, et à chaque fois un véhicule avec hommes armés fut envoyé dans le secteur. Ces observations ont fait l'objet de recherches par divers groupes composés de militaires espagnols et américains.
http://www.bardenas-reales.net/pageaccueil.htm

Chupacabras, loup ou puma ?
Un animal mystérieux a élu domicile depuis 1986 dans la haute Ribera, la Bardena d'el Plano et la Blanca Alta, ainsi que dans la moitié nord des Cinco Villas. Cet étrange animal s'attaque au bétail ovin en mordant mortellement les brebis à la gorge ; selon les témoignages des bergers recueillis par la Guardia Civil, l'animal en question agirait après la nuit tombée et bien souvent durant l'aurore, il serait d'une surprenante rapidité et d'une très grande agilité.
La population a tout d'abord pensé qu'il pourrait s'agir d'un loup ; un gros loup de 52 kg a en effet été tué par la Guardia Civil puis exposé à la curiosité sur la place principale du village de Biota ... mais les massacres de bétail ont continué.
Selon la rumeur populaire il pourrait s'agir d'un chupacabras (sorte d'animal extraterrestre qui ne s'attaquerait qu'aux animaux bien terrestres et de préférence au bétail), mais les enquêteurs déclarent qu'il pourrait plutôt s'agir de deux pumas (un male et une femelle) échappés d'un cirque qui se serait un temps arrêté à Fraga ; ces félins se seraient parfaitement adaptés à la région au point d'avoir fait un petit (des traces de petites tailles ont été découvertes à proximité de traces plus grandes). Le puma est un animal très discret qui fuit l'homme, ce serait la raison pour laquelle il est si difficile de le voir.
Le massacre de bétail le plus spectaculaire de ces dernières années s'est déroulé en janvier 1999 à Caparroso (prés d'el Plano) : dans une bergerie, ont été découverts les corps sans vie de quelques 300 brebis. Enquêteurs et vétérinaires ont déclaré que les animaux ont été tués un par un et qu'aucun n'a été dévoré. Le prédateur, qu'il soit un loup, un puma, un chupacabras ou tout autre animal, a agi durant la nuit après avoir sauté un muret haut d'un mètre cinquante. Il s'agirait apparemment d'un prédateur de grande taille qui serait doté d'une grande force puisque capable de s'attaquer à des brebis pouvant peser jusqu'à 90 kg .
Sur les lieux du massacre, d'étranges empruntes longues de 16 cm ont été découvertes sur le sol ; les fonctionnaires de l'Environnement du Gouvernement de la Navarre venus sur place pour enquêter en furent tout particulièrement préoccupés.
Le docteur Fernandez de Luco, désigné par la Faculté des Vétérinaires de l'Université de Saragosse pour étudier les corps des brebis, a déclaré que les animaux présentaient tous deux incisions au cou et que cela avait été réalisé avec une précision quasi-chirurgicale. Cette déclaration rejoint celles des bergers qui affirmèrent que cela paraissait être l'œuvre d'un vampire. Le docteur déclara également qu'aucune des brebis n'avait été dévorée ni même blessée, tout au plus a-t-il trouvé quelques égratignures.
Autre fait troublant, le lendemain du massacre de nombreuses personnes signalèrent la présence dans le ciel d'une sorte d'objet volant de couleur noire, de forme discoïde et ne portant aucun signe d'identification. Il ne s'agissait ni d'un avion ni d'un hélicoptère.
La même année (en 1999) et dans la même zone, ont été découvertes 28 autres brebis mortes dans les mêmes conditions. L'auteur de ce nouveau massacre a cassé une clôture métallique de deux mètres de hauteur et a poursuivi ses victimes en les tuant une par une. Les corps, répartis sur cinq kilomètres, n'ont pas été dévorés et présentaient tous deux incisions au cou.
Chupacabras, loup, puma ? Le mystère demeure ...
http://www.bardenas-reales.net/pageaccueil.htm

Exploiter tous les ressorts du récit comme la multiplication des narrateurs et des points de vue, et pratiquer en même temps une écriture très visuelle, propice aux scènes particulièrement frappantes.

A suivre…..






PROPOSITION D'INTERVENTION
Pascal Leroux est invité pour participer au workshop NBorder en tant qu’électron libre. Il aura tout loisir d’entreprendre des collaborations avec les autres intervenants et les étudiants.

Quelques notes à propos de Pascal Leroux

Il poursuit actuellement un ensemble de recherches et d’expérimentations « mix-médias » (scénographie, dispositif, installation, film, vidéo, son).
Une partie de ses expérimentations s’oriente depuis quelques années vers une série d'actions/installations qui questionnent à la fois le transport de l'image (au sens réel et figuré), l'outil caméra, le corps, et le lieu qui l'environne. Dans ces dispositifs, Pascal Leroux construit des espaces ou zones "accidérogènes" (génératrice de désirs d'accidents), qui impliquent une mise en danger relative de l'outil de captation et/ou de l'acteur/performeur.
Par de multiples points de vue, de la captation du réel de l'action au réel modifié du dispositif, la création qui en résulte prend la forme d'une installation visuelle et sonore qui propose au spectateur de revivre la performance première « à travers une vision surprenante mais certainement pas extraordinaire »*.

Co/fondateur du Collectif La Valise :
Ce collectif est actuellement composé de trois membres (architecte et artistes) Boris Cochy, Samia Oussadit et Pascal Leroux. Structure invitante ou invitée, elle multiplie les collaborations depuis 1997.
Aux frontières entre arts visuels, sonores, architecture, scénographie, design, vidéo et cinéma expérimental. Leurs actions interrogent les pratiques artistiques contemporaines au contact des publics et de l’espace public, questionnent les usages (utilisations, pratiques ou convenances): usage des lieux, usage des objets, des images, de la mémoire ou des mots.
Les contextes investis donnent sens au déploiement du projet artistique, de l’intention à sa matérialisation.

*David Zerbib, in « Pascal Leroux, nécessité de l'accident » / Catalogue Bandits-Mages / 2001

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