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Je désert
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« Drawride »
Pierre Guillon Peers (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Dans ce workshop, j’ai choisi de travailler de façon ludique sur mes déplacements et les reliefs alentours. Ces formes m’évoquent les sports de glisse (le skateboard et le snowboard). Ce « costume outil » comporte des excroissances qui me permettent de marquer le paysage en
me déplaçant. Je me pose la question de l’empreinte en tant que trace d’un trajet effectué. Ses traces étranges varient en fonction du type et de la quantité de matière utilisée pour remplir les protubérances. Je joue du déplacement d’un sport dans l’art, en imaginant une nouvelle discipline, qui pourrait s’intituler « drawride » et serait pratiquée avec ce vêtement technique esthétiquement proche des tenues de snowboard.

« Immanence »
Mikaëla Gonzalez (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Dés la première incursion, le désert m'évoque une spiritualité, une force certes floue, mais immanente à ce lieu. C'est ce sentiment que je veux transcender. J'ai imaginé une tenue de cérémonie s'inspirant de plusieurs vêtements: la toge, la burka, la cape. Le manteau est constitué par l'assemblage de plusieurs habits déjà existants, taillés et recomposés. Par sa forme enveloppante, il invite a l'introspection. Dans le paysage l'ensemble émet une "vibration" par les effets de matières et de motifs.

« Le pas faire »
Alexandra Lafitte
Tourillon de bois de 1,2 cm de diamètre à dimensions variables
Le pas, première mesure du déplacement de chacun, est ici répertorié et réinjecté dans le principe du jeu d'adresse japonais le mikado.
Mesures de pas enchevêtrés, modulables, réagençables, exprimant l'idée d'une continuelle mobilité .
«Crane de taureau»
David Duhau (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Os, feuilles d'or, vernis
Intervenantes: Morgane et Salomé, stylistes

Etudiants:
ESA des Pyrénées - site de Pau :
Vincent Ballard, Léa Botella, David Duhau, Dimitri Durif, François Noé Fabre, Pierre Guillon Peers, Maxime Pere, Isabelle Reynier, Alexandrine Thore.

Université technique de Košice (Slovaquie) :
Viktor Feher, Miriam Koszeghy

UPPA – Master I Rhétorique des arts :
Carmen Blin
« Capteur terrestre »
Julie Laraignou (ESA des Pyrénées - site de Pau)
J'utilise le textile comme revêtement du paysage. Afin de donner une nouvelle vision de celui-ci, le révéler et le cacher. Les perles, cailloux, boutons symbolisent les traces de la mer présente autrefois dans le désert. Je voulais une forme se rapprochant d'un piège .
« Déserteuse »
Virginie Nguyen (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Face à l'immensité du lieu, au contact des éléments naturels, les sentiments de libération et de légèreté prennent le dessus sur les autres. Le poids que je porte sur mes épaules se fissure au fur et à mesure de ma marche dans ce vaste espace et déserte mon corps.
« Uni desértica »
Juan Miguel Porres (Escuela de Arte y Superior de Diseño de La Rioja de Logroño, Espagne)
French -
Quand je suis arrivé dans le désert, je me suis senti libre, libéré de toute civilisation, de la pensée et de la société. J'ai fusionné avec le désert en un seul corps. Son son a été mon pouls, son sable ma peau, ses rochers mes organes, sa végétation mon énergie. Malgré la solitude, je me sentais comblé, le désert semblait être une partie de moi. Ici, le tissu est comme une seconde peau qui me relie à la nature ou la ville, qui me protège de mon environnement.
Spanish
Cuando llegué al desierto me sentí libre, liberado de toda civilización, pensamiento y compañía. Eramos el desierto y yo fundidos en un solo cuerpo. Sus sonid eran mis pulsaciones, su arena mi piel, sus rocas mis órganos, su vegetación mi energía. A pesar de la soledad, me sentía completo, ya que el desierto formaba parte de mi.Esta es la idea que he querido transmitir mediante el textil; el tejido nos protege y nos une a la naturaleza o a la ciudad auque tambien nos distancia, es como nuestra segunda piel.
« Piégée »
Tatiana Herrera Diez (Escuela de Arte y Superior de Diseño de La Rioja de Logroño, Espagne)
Ce projet a pour origine la sensation angoissante éprouvée lors de l'immersion dans le désert des Bardenas. La pièce désamorce ce sentiment oppressant en représentant une nature super-puissante qui s'anime à la façon "comics" pour attraper celui qui traverse le désert. Elle porte à son paroxysme la marche difficile parmi les broussailles. Une fusion s'opère entre l'être humain alors tétanisé et les branches desquelles poussent des bras textiles tentaculaires.
« SunDress »
Louise Rigaux (ESA des Pyrénées - site de Pau)
J'arrive là avec ce tissu léger flottant autour de mon corps. Les rayons de lumière s'enroulent autour de ma cage thoracique et sculptent sur moi un corset qui me colle la peau. Cette robe de soleil s'empare de moi pour me faire danser à sa guise.
Dopaman, le super héros délivreur de dopamine
Maxime Péré (ESA des Pyrénées - site de Pau)
C'est dans le néant du désert qu'est né mon personnage se situant entre fiction et réalité. Dopaman voyage à la frontière des stéréotypes, rompant avec les clivages culturels. Ce voyageur intemporel est la représentation d'un syncrétisme prônant la recherche du plaisir !
Solviento'Totem
Ingrid Rousseau (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Face à ce lieu désertique et vide de signalisation, j'ai décidé de créer des symboles mystiques comme pour inviter une communauté à se reconnaître à travers eux et à se rassembler. Ces codes divins représentent les éléments phares du lieu comme le vent, le soleil, la montagne, la végétation et les animaux. Ils agissent comme un guide permettant de réunir le peuple autour d'un totem orné de bijoux en plein milieu du désert, où multiples cérémonies auront alors lieu.
«Humimal»
Astrid Johnsen
Par mon costume, j'ai voulu signifier la dualité de mes sentiments dans le désert. Quand le soleil est trop lourd et le vent est trop fort, mon instinct de survie prend le dessus et je n'ai qu'à me recroqueviller dans un creux et former une masse animale pour me cacher. En revanche, quand mon besoin de socialisation remonte, je n'ai qu'à déployer ma fourrure pour me métamorphoser et la transformer en habit coloré où des colliers de perles et de rubans font ressortir la part civilisée qui est en moi.
« Souffle »
David Duhau (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Le vent tient ici le premier rôle, c'est lui qui permet le modelage, le déploiement du tissu. Un jeu se joue, presque une danse entre ce souffle et le personnage.
Installations textiles, photographies
La première note d'intention était la suivante:
" Le textile se situe entre les corps et leurs environnements. C'est à ce titre que nous le choisissons comme témoin des relations qu'il peut y avoir entre eux. Nous proposons aux étudiants de créer via ce médium la liaison manquante entre "je" et "désert"."

Sur place, le groupe est parti à la découverte du lieu et de ses particularités : paysage lunaire, buissons piquants, roches stratifiées (flamboyantes au coucher du soleil), sol fissuré (blanc à midi), couleurs de terre arc-en-ciel et camaïeux pastels, dunes de boue, lacs, canyons... La rencontre inattendue avec le désert, et la richesse de ce paysage ont été le terreau de ce travail textile. Les étudiants ont été amenés à se questionner sur leur rapport avec le désert, et sur les limites du vêtement en tant qu'enveloppe corporelle, sculpture textile, seconde peau ou camouflage. Ils ont réalisé des prototypes matérialisant leur dialogue avec cet espace. Certains s'apparentent à des cordons ombilicaux ou des prothèses les reliant au paysage (opposition, transition, fusion, …). Ils ont enfin effectué des "tableaux" remettant en scène leurs pièces textiles dans le paysage.
« Restos de un tiempo pasado »
« Les restes d'un temps passé »
Francisco Angulo (Escuela de Arte y Superior de Diseño de La Rioja de Logroño, Espagne)
Solitude, ce qui au commencement ne faisait qu'un, moi et la nature ; symbiose ; aujourd'hui n'est que rejet et ; ce qui au début était immense, magnifique, éternel, devient alors froid ; la nuit tombe, froide, froide, froide, froide. J'ouvre les yeux sur un temps révolu, je les referme ; par chance, tout n'a été qu'un rêve, mais… tout est pareil, les restes qui m'entourent ne peuvent le dire.
«MINHOCAS*: un casque protecteur/un casco protector»
Candela Sibio ((Escuela de Arte y Superior de Diseño de La Rioja de Logroño, Espagne)
FRANCAIS -
Tandis que je m'étais éloignée du groupe et que je sentais un sentiment d'insécurité me gagner, je commençais à ramasser les escargots blanc que je trouvais sur le sol du désert, comme je le faisais petite, à la plage avec ma famille. Leur forme de spirale me rappel ma façon retourner les idées dans tous les sens. La couleur
blanche pouvait exprimer l'absence d'idée. La déconnexion offerte par la solitude du désert me permet de me mettre l'esprit "au blanc" (expression espagnole). La dureté propre aux coquilles des escargots m'amène à penser à la rigidité mentale, et à la façon dont les pensées fermées bloquent l'âme et le corps. J'ai réalisé un casque en coquilles d'escargots qui rassemble toutes ces idées liés à la pensée. C'est aussi un élément protecteur qui permet de lutter contre le sentiment d'insécurité.
* Ce titre vient d'une conversation avec Suzana, une étudiante d'origine Brésiliène. Alors que je nettoyais les coquilles de leur habitants morts restés à l'intérieur, Suzana me raconta qu'il y avait un dicton très connu au Brésil qui dit que lorsque quelqu'un ressasse des idées noires il doit "s'enlever les Minhocas de la tête". Les Minhocas sont des lombrics qui sont utilisés ici comme la métaphore des pensées négatives.
ESPAGNOL -
Mientras que una sensación de inseguridad me invadió, porque me había alejado mucho del grupo, empecé a recoger caracoles, como cuando iba a la playa de pequeña, con mi familia. La forma de espiral se asemeja mucho a mi forma de pensar porque doy vueltas las ideas una y otra vez. El color blanco podía expresar la ausencia de ideas, la desconexión que ofrece la soledad del desierto y permite a una persona poner la mente en blanco. La dureza propia del caracol me llevó a pensar en la rigidez mental, y en como los pensamientos cerrados condicionan el alma y el cuerpo. Pensé que construir un casco con caracoles podía ser una forma de unir todos estos conceptos relacionados con el pensamiento, y a su vez podía ser un elemento de protección que contrarrestase el sentimiento de inseguridad.
* El nombre proviene de una conversación con Suzana, una estudiante de origen brasileño. Mientras yo limpiaba con cierta repugnancia algunos caracoles mas para acabar de construir el casco, Suzana me dijo que había un dicho muy popular en Brasil que dice que cuando alguien tiene malos pensamientos debe quitarse las “minhocas” de la cabeza. Las minhocas son lombrices, que en este caso representan pensamientos y sentimientos negativos.
« Cosco »
Clarisse Anicet
Cosco est un habit au caractère futuriste qui renvoie à la tenue des cosmonautes et plongeurs sous-marins. A l'origine, le désert des Bardenas correspondait à une zone aquatique et fait parti aujourd'hui des rares sites d'observation du ciel à l'échelle mondiale. Les éléments de la combinaison renvoient eux-mêmes à ces deux milieux naturels, tout en plaçant celui qui la porte comme un explorateur, un étranger. La combinaison moulante simule une seconde peau, tel un reptile ou un plongeur sous-marin, est blanche afin de signifier la neutralité de l'explorateur. Au niveau de la tête, la forme d'un casque de cosmonaute/plongeur sous-marin se dessine. Il se compose d'un filet de pêche renvoyant à la capture, l'emprisonnement mental, et de perles dorées, issues de l'océan et brillantes comme les étoiles.
« L'écriture du Mouvement »
Mathilde Klug (ESA des Pyrénées - site de Pau)
J'ai choisi de travailler sur le mouvement et l'opposition de matière pour représenter l'idée du chaud et du froid. Le costume "prend vie", avec le vent ou lorsque le porteur est en mouvement. Une lecture différente se fait alors.
CAPTAIN ROC
Marjolaine Bergonnier (ESA des Pyrénées - site de Pau)
J'ai créé un vêtement permettant trois stratégies de défenses différentes. Recouvrant la tête et les bras, elle ne me cache qu'à moitié. Débout, elle fait de moi une créature hybride qui surprend. En mouvement, les masses du haut du corps s'animent et deviennent effrayantes. Repliée en boule, je me fond au paysage et passe inaperçu.
« Présence désertique »
Laura Hordern (ESA des Pyrénées - site de Pau)
Quelle est la place de l'homme dans le désert des Bardenas? C'est un désert qui a la particularité de présenter de nombreuses traces humaines (champs labourés, zone militaire). Ainsi, on peut ressentir cette présence tout en étant perdu dans de vastes zones inhabitées. J'ai voulu mettre l'accent sur cette ambiguité absence/présence qui m'a particulièrement marquée. Mon travail photographique met en scène un tissu manipulé par une personne qui a disparu de l’image.